LA NÒVIA est un collectif basé en Haute-Loire qui réunit des musiciens et musiciennes professionnelles résidant sur un large territoire (Haute-Loire, Puy-de-Dôme, Rhône, Gard, Hérault et Hautes-Alpes).
Ce collectif est un lieu de réflexion et d'expérimentation autour des musiques traditionnelles et/ou expérimentales.
La pluralité de ses acteurs et actrices - musicien·ne·s, graphiste, vidéaste, technicien son - crée une dynamique et une cohérence esthétique forte.
Titulaire d'un DNSEP délivré par l'Ecole Régionale des Beaux-Arts de Valence, Elodie suit le groupe Toad depuis sa création en réalisant le graphisme du site internet, des affiches et des pochettes de disques.
Elle est salariée permanente de La Nòvia depuis juin 2011 en tant que chargée de production et poursuit son travail de graphisme pour le collectif.
Actif au sein de plusieurs formations aventureuses (Orgue Agnès, Kaumwald, Tanz Mein Herz) et membre du collectif La Nòvia, Ernest fait converger les lutheries électroniques et acoustiques dans une logique d’hybridation. Sous le nom de Sourdure, il investit le répertoire traditionnel du Massif Central, développant une forme de chanson personnelle et bricolée, en français et en occitan auvergnat. Prospective et empirique, sa démarche se situe à la jonction entre un esprit d'expérimentation, une pratique du violon et du chant attachée a la tradition, une recherche poétique dans le bilinguisme franco-occitan et un art de la bricole électronique.
Avec la création en 2019 du quatuor Sourdurent, il exerce sa plume à l'occitan, au service d'une musique d'ivresse et de communion, assumant un tropisme pour les musiques des pourtours méditerranéens.
Également technicien pour la scène et en studio, il réalise régulièrement des enregistrement et des travaux de production pour des groupes et artistes proches.
Perrine est violoneuse. Elle a suivi un enseignement singulier du violon auprès de musiciens traditionnels irlandais et a étudiée les musiques des violoneux des Alpes du Sud et du Dauphiné auprès d’un fermier violoneux dans la montagne de Lure (vallée du Jabron). Loin des académisme de la pratique du violon, ses recherches questionnent les intersections des musiques traditionnelles et expérimentales contemporaines. Collaborer avec des artistes d’horizon divers dévoile des facettes qui élargissent ses jeux, sa pratique et ses conceptions. Les rencontres avec des sites spécifiques, avec des paysages, deviennent ses objectifs de recherches et s’orientent vers des expérimentations sonores, où le violon est un médium d’exploration qui dépasse le champs des musiques. En solo et dans divers groupes du collectif La Nòvia, elle joue des répertoires des musiques traditionnelles des Hautes Alpes, des pièces de compositeurs contemporains (Terry Riley, Guilhem Lacroux, Yann Gourdon...) et des compositions solo.
Depuis dix ans, Basile explore les musiques du Massif Central, et en particulier la musique des violoneux et des chanteurs d’Auvergne et du Limousin. Il est profondément marqué par la force de cette expression ou le chant, la danse et la pratique instrumentale tendent à ne faire qu’un.
Basile est titulaire du DEM de violon traditionnel et du DE de professeur de musique traditionnelle.
Antoine pratique la guitare depuis l'âge de sept ans au sein des Brayauds. Il prend rapidement des cours extèrieurs au monde de la musique trad, en approchant plusieurs styles très différents comme le rock ou le jazz manouche.
Guitariste, du groupe Komred depuis dix ans, il a su développer un style qui lui est propre autant en accompagnement qu'en mélodie. La pratique du banjo ténor lui a permis de développer son jeu de guitare, notamment en accentuant le côté percussif de son jeu mélodique. L'utilisation de pédales d'effets mélées à la résonance naturelle des bourdons du banjo a trouvé son sens au sein des groupes Jéricho et Super Parquet.
Lorsqu'il est enfant, David étudie quelques années au conservatoire puis il apprend la guitare et la basse qu'il joue dans différentes formations. De cette pratique naîtra une passion pour la sonorisation et la prise de son : à partir de 2003 il se forme aux techniques du son. Technicien professionnel depuis 2006, il travaille alors pour des bals traditionnels, festivals, spectacles et avec de nombreux musiciens. Parallèlement, il reprend des études au CRD du Puy-en-Velay (CFEM et troisième cycle en contrebasse). Depuis 2008 il est aussi bassiste (James Van Deek, Da Capo, …) et contrebassiste (Lo Radzouka).
En 2013 il rejoint La Nòvia en tant que sonorisateur du groupe Jéricho.
David est régisseur son pour plusieurs festivals (notamment Les Basaltiques), il sonorise le groupe Sourdurent depuis 2019, puis Sourdure (solo d'Ernest Bergez), et réalise la mise en son de nombreux projets du collectif La Nòvia.
Pierre-Vincent est musicien, joueur de musette Béchonnet et violoniste.
Il axe son travail vers une pratique électroacoustique, où le son – électrifié – cherche à dessiner des formes brutes et sauvages, par une écriture minimale. Il joue depuis 25 ans dans différentes formations traditionnelles ouvertes sur des pratiques contemporaines et/ou improvisées. Membre du collectif La Nòvia, il joue dans Toad, La Baracande, Maintes Fois, In C, De l’errance l’oubli. Il se produit également en solo, expérimentant les voies accidentelles de sa musette, dans le psychédélique groupe krautrock Tanz mein Herz, ainsi que le tonitruant Pied Gauche.
Par ailleurs, il est scénographe et muséographe. Il oriente son travail en questionnant l’usage du son dans l’exposition.
Égyptologue reconverti, Clément devient musicien et chanteur professionnel en 2010. Il pratique le chant depuis l’enfance, mais c’est en 2005 qu’il redécouvre les musiques traditionnelles des pays d’Oc et du domaine français. Guidé par la rencontre et le contact régulier avec des facteurs d’instruments, des danseurs et des musiciens traditionnels, il reçoit un enseignement empirique caractéristique de la transmission orale traditionnelle.
Depuis 2015 il travaille sur la notion de mode musical et micro-tonalité dans la vocalité occitane dans une approche transversale avec les traditions classiques et populaires ; Byzantine, Grégorienne, Hindoustanie, Iranienne et du monde arabe. Il étudie et pratique également le répertoire des troubadours occitans véritable creuset des cultures méditerranéennes.
Il interprète tant sur le plan vocal qu’instrumental des pièces expérimentales et contemporaines composées par des artistes tels qu’Yvan Etienne, Phil Niblock, Yann Gourdon, Guilhem Lacroux, et à la voix notamment, le In C de Terry Riley. La mise en relation de ces différents répertoires constitue à ce jour son champ d’expression.
Il transmet son approche du chant traditionnel dans divers lieux et propose des stages depuis 2013.
Membre du collectif La Nòvia, je collabore à plusieurs projets allant du balèti au concert, de la musique ancienne à contemporaine au sein de diverses formations : Serr/Sere, Serr, Jéricho, Au seuil du vent, L’Autre, Frêne, Sorgues...
En tant que musicien, compositeur et artiste sonore, Yann envisage les champs vibratoires et la perception sonore comme un médium. Son travail privilégie l'observation de phénomènes acoustiques en relation dynamique avec l'environnement - architecture/paysage.
Conjointement il pratique la musique traditionnelle d'Auvergne à la vielle à roue. Il aborde cette pratique par l'écoute de collectages et mène un travail de recherche sur ce répertoire au sein du collectif La Nòvia.
Il est également membre du groupe France (vielle/basse/batterie) et joue en duo avec le guitariste portugais Filipe Felizardo - ffyg, ou encore avec le percussionniste Alexis Degrenier - Pas est le saut.
À travers ces différents aspects de son travail, il ne traite que des qualités du son.
Guilhem joue des instruments à cordes pincées dans différentes formations de La Nòvia, dans Tanz Mein Herz et au sein de différents ensembles de musique ancienne. Il a étudié la composition avec Denis Dufour au CNR de Lyon, Robert Pascal et Jean-Louis Florentz au CNSM de Lyon. Il écrit régulièrement pour Calliope, voix de femmes - dir. R Théodoresco, Résonance contemporaine - dir. A. Goudard ainsi que pour l'image, les musées et la scène. Sa musique étant l’inverse de la sécheresse, on pourrait la qualifier d’humide : expressive, rêveuse, agglomérante ; elle monte, mène à l'abandon dans l'ivresse et tombe comme une pluie, avance au mépris de l’imperméabilité entre genres et registres, toujours confiante dans le fil ténu qui relie l’intime légèreté à l’universelle gravité.
Grégoire est réalisateur, chef opérateur, monteur et photographe. Intéressé par les formes poétiques et expérimentales, il entreprend un travail de vidéaste qui le mènera à collaborer avec de nombreux artistes et à réfléchir sur les articulations entre musique et image, cherchant davantage du côté de l’expérience sensorielle.
Son documentaire Empreinte co-réalisé avec Jérôme Loisy s’intéresse à l’ostéopathe ariégeois Patrick Chêne qui soigne humains et animaux par le biais du chant diphonique. Il co-réalise par la suite avec Grégoire Couvert le film Khamsin qui documente, au travers de la scène musicale expérimentale de Beyrouth, les stigmates de la politique libanaise. Le film est récompensé dans des festivals nationaux et internationaux. Le film court Mathilde, réalisé avec Jacques Puech et produit par l’AMTA, est sélectionné pour la rétrospective les mondes paysans au Festival de films de Clermont-Ferrand 2020.
Jacques débute à l’âge de 7 ans l’apprentissage de la cabrette, inscrite dans le paysage musical du sud du Cantal dans lequel il grandit. Au contact des musiques de tradition orale d’un côté et des musiques expérimentales de l’autre, il emmène la cabrette dans les eaux vives de la variation tout en développant un style proche de l’animalité première du son de cette cornemuse.
A 26 ans il choisit de vivre de sa musique et se forme notamment à l’enseignement artistique au CEFEDEM ARA. En Parallèle, il développe sa pratique du chant en s’appuyant sur les styles des musiques traditionnelles du Massif Central et c’est comme membre du collectif La Nòvia qu’il s’ouvre à de nouvelles expériences sonores et qu’il affine ses choix musicaux. Fort de son expérience militante dans l’association d’éducation populaire Les Brayauds, il revêt les habits du collecteur, allant à la rencontre des habitants du Massif Central dans le cadre de son activité à l’AMTA.
Mana est une violoneuse chanteuse passionnée par les musiques timbrées de la tradition populaire.
Elle puise dans le jeu des violoneux occitans et les chants de Femmes les éléments sonores et poétiques inspirant sa musicalité .
Depuis 25 ans elle tisse des liens humains et artistiques au fil de ses rencontres avec des danseurs-danseuses et musiciens- musiciennes en France et en Inde du Sud.
Elle joue actuellement dans plusieurs formations dont Violoneuses et TRADSH, et transmet sa pratique des musiques et danses de baléti auprès de différents publics.
:: composition du bureau ::
Héloïse BARIOL [présidente]
Maxime MONTEILLARD [secrétaire]
Marina DUFOUR [trésorière]
Wandrille DURUFLÉ [trésorier]
:: artistes associés, collaborations ::
Matèu BAUDOIN LA CLEDA BIAIS IN C
Christel BOIRON L'AUTRE
Lionel CATELAN PUECH GOURDON BRÉMAUD
Alexis DEGRENIER IN C
Isabelle DEPROIT L'AUTRE
Yvan ETIENNE IN C MAINTES FOIS LE VERDOUBLE FLUX
Olivier FÉRAUD AU SEUIL DU VENT
Nina GARCIA LA NÒVIA: EKOMANE:NANCARROW
Gwendal LE GOFF LA TRÈVE
Clara LEVY LA NÒVIA: EKOMANE:NANCARROW
Stéphane MAUCHAND DUO GOURDON/MAUCHAND
Nicolas ROUZIER LA CLEDA
La Nòvia bénéficie du soutien financier
de la DRAC Auvergne Rhône-Alpes,
de la Région Auvergne-Rhône-Alpes
et du Département de la Haute-Loire.

